Ils l’ont fait, mais ils se sont fait peur ! Si la Chine termine une nouvelle fois sur la plus haute marche du podium lors de ces Championnats du Monde par équipe 2026 (place qu’ils n’ont pas lâché depuis 2001) qui se sont déroulé à Londres, le parcours a été tout sauf un long fleuve tranquille. Entre doutes en poules et sauvetages miraculeux en phase finale, retour sur le sacre le plus difficile de la décennie pour l’Empire du Milieu.
📺 Voir l’analyse vidéo complète :MAUVAIS AU DÉBUT MAIS BON À LA FIN !!!
Un séisme historique en phase de poules
L’affront a commencé très tôt. Pour le centenaire de l’ITTF, la Chine a subi un véritable choc thermique. Après une mise en route classique 3-0 contre les anglais, l’équipe a sombré en s’inclinant coup sur coup contre la Corée du Sud, puis contre la Suède.
Contre la Corée du Sud ils ont décidé de laisser Wang Chuqin au repos mais Zhou Qihao son remplaçant à logiquement perdu, sauf que Lin Shidong et Liang Jingkun ont également subi une défaite résultat défaite 3-2.
A l’inverse Wang était bien présent contre la Suède, il a écrasé ses 2 adversaires, sauf que Lin Shidong a fait deux grosses contre perf dont une carrément contre le top 55 mondial. Liang Jingkun n’a pas aidé non plus car malgré un beau combat il s’est incliné 3-2 contre le n°2 mondial (Truls Moregardh).
Le grand coupable de ce début de tournoi ? Le jeune prodige Lin Shidong même si Liang Jingkun n’a pas aidé non plus. Arrivé avec une pression immense sur les épaules, il a semblé totalement hors du coup, enchaînant les contre-performances (notamment face à un Anton Källberg et Elias Ranefur en feu). Résultat inédit : la Chine termine 3ème de sa poule, une situation qui m’a fait trembler moi et la planète Ping.
Une phase final bien différente
Tout commence avec une victoire 3-0 tranquille contre l’Australie. Viens ensuite les Roumains avec les frères Ionescu et justement Eduard viendra écrasé Liang Jingkun 3-0 (Liang placé en 2 suite à la perte de confiance en Shidong), la rencontre sera ensuite bien géré avec une victoire 3-1 au bout.
Les retrouvailles
En quart c’est le retour de la Corée du Sud mais cette fois Wang est présent, malgré un peu de mal il gagnera le premier match contre Oh Junsung, puis Lin de retour en n°2 et aidé par un Jang Woojin pas du tout en forme gagnera 3-0 puis Liang Jingkun, à la grande surprise battra An Jeahyun 3-0. Résultat la Chine file en demi plein de confiance.
La final avant l’heure
En demi final c’est nos Bleu que la Chine retrouve, j’ai déjà étudier le point de vu français que vous pouvez retrouvez juste ici : https://lesmashdenono.fr/medaille-de-bronze-mondiaux-tennis-de-table-2026-bilan/ et si vous voulez voir la vidéo elle se trouve ci-dessous.
En tout cas Wang démarre sur Coton, un match qui est serré contrairement aux attentes, il se retrouve même mené 2-1 mais conscient que sa défaite aurait de grande conséquence, il augmente encore son niveau de jeu et s’impose 3-2, prouvant encore une fois que c’est le grand patron étant le seul joueur encore en lice à n’avoir perdu aucun match.
Vient ensuite le match de Lin qui tourne à l’humiliation, balayé 3-0 par Felix Lebrun.
En troisième le match du tourant les 3èmes, Liang contre Alexis. Alexis vient mener 2 set 0 et se procure des balles de match, mais Liang pour une fois fait preuve d’un immense mental, s’accroche, commence à gagner les points loin de la table, la zone de prédilection d’Alexis. Il revient donc à 1-2, s’offre 7 balles d’égalisation dans le 4ème mais les perd toutes et encore une fois la il est capable de rebondir et d’arracher le set 12-10. Dans le dernier set il déroulera 11-2, un vrai mort vivant. Dites moi dans les commentaires si vous voulez un format complet (vidéo + article) sur ce joueur imprévisible.
Dans le 4ème match Wang Chuqin se retrouve contre Felix Lebrun, il arrache de justesse le premier set, perd à rien le deuxième, puis gagne encore une fois à 2 point près le troisième. Mais dans le 4ème il déroule 11-4 emmenant la Chine vers une 16ème final d’affilé avec 10 victoire consécutive et seulement deux défaite sur les 16.
Le duel des rivaux en final
La final opposa donc le Japon à la Chine
Rencontre qui débute par un face à face entre Harimoto et Liang (qui est à nouveau placé n°2), Harimoto tout comme Alexis vient mener 2-0 mais se fait renverser Alexis. Liang avec cet exploit montre qu’il ne faut pas oublier le joueur qu’il était. Le match n°2 oppose Sora Matsushima à Wang Chuqin, Sora prendra le 1er set mais viendra perdre 3-1 ce qui place les Chinois largement en tête juste avant le match de Lin.
Lin se retrouve donc opposé à Shunsuke Togami un joueur bien moins classé que lui il n’a donc pas le droit à la défaite sous peine de s’enterrer définitivement aux yeux de son coach. Ila donc beaucoup de pression mais parvient à mener 2set 0. Il perdra ensuite le 3ème mais ne flanchera pas dans le quatrième malgré une balle de match loupé. Il s’imposera 11-9, offrant son 11ème titre consécutif à l’équipe de Chine.
Conclusion : Un titre qui pose question
La Chine gagne, mais elle n’est plus intouchable. Ce titre 2026 est celui de l’expérience et du mental, plus que celui de la supériorité technique brute. Avec une relève qui doute et des cadres bousculés, l’hégémonie chinoise n’a jamais semblé aussi fragile.
Le « miracle » permanent de la phase finale
Comment la Chine a-t-elle pu s’en sortir ? La réponse tient en un mot : survie. À chaque fois qu’ils ont été dos au mur, les Chinois ont trouvé les ressources pour revenir d’entre les morts.
- Le tournant contre la France : Alors que les Bleus menaient la danse, la Chine a su exploiter la moindre petite faille mentale pour retourner la situation.
- Le finish face au Japon : Une finale qui s’est jouée sur des détails infimes, où l’expérience des grands rendez-vous a fini par payer contre la fougue nippone.
Lin Shidong, bien qu’en grande difficulté tout au long du tournoi, a fini par apporter le point final dans les larmes, conscient d’avoir évité de justesse une catastrophe aussi bien pour lui que pour sa nation.
La résilience des cadres : Wang Chuqin en patron
Malgré ce début de compétition « honteux » pour les standards chinois, lui a su resserrer les rangs au meilleur moment. Wang Chuqin, malgré quelques moments de tension, a su assumer son rôle de leader mondial, notamment lors de la demi finale électrique contre la France.
Il a fallu un mental d’acier pour ne pas sombrer face à la ferveur du public et à l’insolence de la jeunesse mondiale (Sora Matsushima et Félix Lebrun), il fini donc invaincu dans cette compétition, malgré 10 match joué dont 3 contre des top 10 mondial.
Et vous, qu’avez-vous pensé de ce sacre ?
La Chine a-t-elle gagné grâce à son talent ou parce que ses adversaires ont eu peur de conclure ? On attend vos avis en commentaires ! 👇